Relais

Communiqués de la FPF et de l’UEPAL

Les associations judéo-chrétiennes d’Alsace expriment leur consternation et leur dégoût devant les honteuses dégradations
dont a été victime, après bien d’autres, le cimetière de Westhoffen. Elles s’associent au chagrin des communautés juives.
Messieurs les antisémites, la lâcheté, la haine, la bêtise sont les marques de fabrique de vos minables expéditions nocturnes.
Vous vous attaquez aux morts, vous déclarez la guerre aux vivants et vous détruisez en vous toute humanité.

AJCF Strasbourg
AJCF Colmar
AJCF Mulhouse
Association Oecuménique Charles Péguy

http://www.protestants.org/index.php?id=23&tx_ttnews[tt_news]=4471&tx_ttnews[year]=2019&tx_ttnews[month]=12&cHash=f589fba6b7

et

Profanation du cimetière de Westhoffen

Je suis enfant de Westhoffen, même si je n’y ai jamais mis les pieds.
Je suis enfant de Westhoffen où poussent de célèbres cerisiers, même si je ne les ai jamais vu fleurir.

Je sais qu’ils sont plantés là , précisément où s’enracinent les traces de ma famille, sur cette terre d’Alsace où a joué et ri mon grand-père, celle où son propre grand-père, instituteur du village, emmenait rire et jouer ses élèves.

Sur cette terre étonnamment fertile, ont poussé bien des branches glorieuses de l’ histoire de France, sur ce terreau commun des Léon Blum, Robert Debré, Karl Marx, Ernest Guggenheim, Laurent Schwartz et tant d’autres… Leurs racines passent par là : tous « enfants » de Westhoffen comme je le suis.

Et les cerisiers, même déracinés et plantés ailleurs, donnent des fruits qui ont une étrange mémoire, le goût d’une reconnaissance envers la terre qui les a abrités.

Dire que de sinistres idiots s’imaginent que l’on peut arracher ces arbres dans les cimetières, ou couper des racines en profanant des tombes !
Personne ne leur a dit que les cerises se conservent? Ne savent-ils pas qu’elles se gardent éternellement… à condition de les mettre dans de « l’eau de vie »? Pas dans l’alcool ! Dans l’ eau de vie, dans le flux de celles et ceux qui choisissent la vie, qui l’honorent et la respectent. Une eau vive que ces odieux profanateurs n’ont aucune chance de goûter un jour.

Rabbin Delphine Horvilleur