Concerts

Le Tourdion – 2 concerts

Le Tourdion organise 2 concerts 29 et 30 juin 2019.

Récital de Luth – Eugène Ferré

Samedi 29 juin 20 heures 30  – Église Sainte-Aurélie Strasbourg

Eugène Ferré donnera un récital de luth samedi 29 juin à 20 h 30 à l’église Sainte-Aurélie de Strasbourg. Ce concert sera consacré à deux des principaux luthistes de l’époque élisabéthaine (environ 1580 – 1620), John Dowland (1563 – 1626) et Daniel Bacheler (1572 – 1619). Si le premier est très connu, la notoriété du second ne s’est pas perpétuée jusqu’à nos jours. Ces deux musiciens étaient très amis et s’estimaient mutuellement. Dowland a publié de nombreuses oeuvres de Bacheler en le nommant the right perfect Musition (le parfait musicien). L’acoustique et la disposition des bancs de l’église Sainte-Aurélie se prêtent particulièrement à l’écoute du luth, instrument que l’on entend très rarement en concert à Strasbourg. Ce sera donc l’occasion d’entendre Eugène Ferré qui a créé la classe de luth du conservatoire de Strasbourg. Eugène Ferré, lauréat du Concours International de Guitare de l’ORTF à Paris, se consacre à l’étude des instruments historiques, leurs répertoires et leurs techniques. Après avoir créé les classes de luth de Strasbourg et Toulouse, il a enseigné jusqu’en 2012 au Conservatoire National Supérieur de Lyon, où il est maintenant professeur honoraire. Eugène Ferré se produit en récital ou au sein de nombreux ensembles en France, dans d’autres pays d’Europe, en Amérique du Sud et au Japon.

Discographie en solo : J.P. PALADIN : Pièces de luth (Arcana); N. VALLET : “Le Secret des Muses “(ASTREE-AUVIDIS).

Entrée libre • Plateau


 

 

du Trecento à l’époque de Leonardo da Vinci Trois siècles de musique La Scola Metensis (Metz) et Le Tourdion (Strasbourg)

Dimanche 30 juin 17 heures  – Église Sainte-Aurélie Strasbourg

Le programme est intitulé Trois siècles de musique, du Trecento au temps de Leonardo da Vinci dont nous célébrons le 500e anniversaire de la disparition, avec des oeuvres de Ciconia, Dufay, Verdelot, Flecha… La Scola Metensis donnera a cappella des pièces de Guillaume Dufaÿ (1397-1474) puis, avec Le Tourdion, des motets et madrigaux de Johannes Ciconia (1334-1411). Un large volet de la deuxième partie sera consacré, en hommage à Leonardo da Vinci, à ses contemporains qui se sont illustrés à travers les nouvelles formes vocales du XVIe siècle : La Frottole et le Madrigal. Rome et bien sûr Florence furent les principaux pôles de la création artistique, au contact des poètes, architectes, peintres et sculpteurs au service des Sforza, Este, Borgia et Medicis… Seront jouées des oeuvres de Martini, Tromboncino, Gaffurio, Verdelot… Le programme s’achèvera par l’audition d’une Ensalada de Mateo Flecha (1481- 1553) : La Justa. Cette “salade” est le mélange de différents styles de musiques populaires ou religieuses, de danses, de motets. On y chante en différentes langues, et parfois s’ajoutent des onomatopées. Flecha était passé maître dans ce genre et a composé plus de la moitié des ensaladas qui nous sont parvenues.
Quatre chanteurs de la Scola Metensis seront entourés pour ce concert par onze instrumentistes du Tourdion, qui joueront flûtes à bec, violes, bombardes, chalemies, dulcianes, saqueboutes, luth et percussions, permettant de restituer ce riche répertoire dans des instrumentations variées et chatoyantes. Les pièces choisies montrent la connexion entre les pays européens (Flandres, France, Espagne) et l’Italie à l’influence grandissante à l’aube de la Renaissance. La Scola Metensis, née en 1987, s’applique à renouveler l’interprétation du chant grégorien, en le référant à son origine messine au VIIIe siècle. De l’Abbaye de Solesmes sont venues les principales découvertes. Issue de l’observation des neumes dans les manuscrits du Xe siècle, une première révolution conduit à casser l’égalité des notes pour trouver un rythme plus contrasté. Une seconde, issue de la comparaison entre eux des plus anciens chants latins, a bouleversé l’analyse musicale en montrant que le chant grégorien, au départ non écrit, obéit aux règles de la tradition orale. Un autre apport, considérable, est celui de Jean-Yves Hameline, liturgiste et musicologue, qui fut pendant longtemps l’invité régulier du stage de juillet, sur l’art vocal ancien et son impact sur l’auditoire à travers la lecture de plusieurs auteurs, de saint Augustin à Amalaire de Metz. Mais la Scola Metensis sait aussi élargir ses programmes de concert à l’ensemble des répertoires, surtout liturgiques, du Moyen Âge : chants paléochrétiens, tropes et séquences, compositions de Léon IX et de Hildegard de Bingen, chant cistercien, cantigas d’Alphonse le Sage… Son répertoire polyphonique va de l’Ars antiqua à la Renaissance et certains programmes font la part belle aux compositeurs d’aujourd’hui. La Scola Metensis est dirigée par Marie-Reine Demollière. Enseignant le chant grégorien au Conservatoire Gabriel Pierné de Metz, elle est également très active au sein du CEGM dont elle est membre-fondateur. Elle y intervient dans des stages, conférences, colloques et animations pour enfants. Avec la Scola Metensis elle s’attache à faire découvrir au public des oeuvres inédites du patrimoine médiéval lorrain qu’elle transcrit d’après les sources manuscrites. En soliste invitée ou avec la Scola, elle donne des concerts réguliers en France et à l’étranger. Son éclectisme artistique la pousse à créer ou à collaborer à des spectacles atypiques, mêlant musique, danse et théâtre, dans des répertoires allant du Moyen Âge à la musique d’aujourd’hui.

 


Le Tourdion a été fondé en 1977 par Alain Sobczak, alors professeur au Conservatoire National de Région de Strasbourg. Au cours des années l’ensemble s’est attaché, par des concerts et des animations, à mettre en valeur les oeuvres musicales du xive au xviiie siècle, avec une prédilection pour la musique de la Renaissance. Un grand nombre d’instrumentistes et de chanteurs, pour la plupart formés en Alsace, ont collaboré avec Le Tourdion. Le Tourdion s’est produit dans de nombreux lieux et festivals en France, Belgique, Allemagne, Italie, Pays- Bas… et a suscité le plus vif intérêt du public par le choix du répertoire, son interprétation et les instruments utilisés. Alain Sobczak a enseigné la f lûte à bec, le hautbois baroque, le basson baroque et les instruments à anche de la Renaissance. Il a collaboré avec de nombreux ensembles de musique ancienne en France, en Belgique et en Suisse. Il a enseigné quarante ans au Conservatoire National de Région de Strasbourg où il a formé de nombreux professionnels. Il a créé et dirigé Les Cahiers du Tourdion, éditions musicales et sonores spécialisées en musique ancienne et en musique contemporaine. Il dirige pour la dernière fois l’ensemble Le Tourdion.

SCOLAMETENSIS

Sonia Sobczak-Bastian: Soprano,

Marie-Reine Demollière : Alto

Henri Dété : Ténor,

Xavier Bazoge : Basse

 

LE TOURDION

Céline Jacob : Cornet & flûtes à bec

Johanne Maitre, Sabine Weill, Christophe Mazeaud, Alain Sobczak: Anches & flûtes à bec

Thierry Spiesser: Saqueboute

Sylvie Moquet, Dominique Sobczak, Antoine Sobczak : Violes de gambe

Thomas Vandevenne: Percussions

Jean-Sébastien Kuhnel : Luth

 

Entrée libre • Plateau